Vendredi 24 février 2012
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Quelle mouche a donc piqué la ministre de la Justice pour qu’elle émette cet ordre intimant les magistrats de reprendre le travail ? Où est passée déjà cette promesse faite récemment à Ivato et
concernant la fin des interventions et des pressions, de quelque nature que ce soit ? En effet, l’encre n’est pas encore sèche que l’on s’attelle déjà à renier le contrat passé entre les diverses
entités.
Le résultat ne se fera pas attendre car ces derniers vont sans doute durcir leur mouvement au grand dam des justiciables qui vont encore en pâtir. On craint alors la suspension du service minimum
et le retour d’une grève généralisée, alors même qu’on s’acheminait vers un retour à la normale.
A Dieu ne plaise que cela ne se reproduise pas car ce sera un fardeau de plus pour la majorité des Malgaches déjà ensevelis sous des tonnes de problèmes. On espère ainsi que ces magistrats soient
sensibles à leur calvaire et qu’ils trouvent d’autres alternatives qui ne pénaliseraient pas les justiciables.
En effet, il n’est plus besoin d’en rajouter davantage, déjà qu’ils doivent s’endormir chaque jour en se demandant ce que sera leur lendemain avec cette hausse imminente du prix des carburants,
donc des frais de transport, des produits de première nécessité… comme une épée de Damoclès qui est suspendu au-dessus de leurs têtes.
Par ailleurs, ils attendent également la réaction du chef de l’exécutif face à cette mesure prise par la ministre de la Justice. Osera-t-il la désavouer si cette mesure a été prise
unilatéralement par cette dernière comme le laisse entendre les commentaires des magistrats ? Uu bien prendra-t-il sa défense au risque de renier, lui aussi, les résolutions prises à l’issue de
la rencontre d’Ivato (à son initiative, faut-il le préciser) entre le Syndicat des magistrats et les responsables de la police nationale afin d’apaiser la tension entre ces deux corps de
métier suite au décès d’un magistrat ?
Bref, le plus que pauvre malgache doit se préparer à un lendemain des plus sombres, notamment à un possible blocage du système judiciaire ainsi qu’à une hausse du coût de la vie.
En attendant le pire, bon week-end à tous quand même !
N. Randria
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Vendredi 24 février 2012
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19:24
Avec cette hausse des prix des carburants qui s’avère inévitable ainsi que l’augmentation de la facture de la Jirama qui, même si elle n’a pas été annoncée, serait déjà effective d’après bon
nombre de consommateurs, la situation ne pourra qu’empirer pour la grande majorité des Malgaches, eux qui croyaient déjà avoir touché le fond. Les prochaines hausses, carburant et Jirama, vont
inévitablement entraîner une avalanche d’augmentations au niveau des prix de toutes les denrées, qu’elles soient de première nécessité ou non. Vers qui se tourner ou à quel saint se vouer pour
arriver à subvenir au minimum des besoins, s’interroge-t-on déjà. Comment faire pour boucler le mois, et surtout comment rembourser les multiples emprunts auxquels la grande majorité a dû
procéder ? En effet, durant ces dernières années le budget mensuel ne pouvait durer tout au plus que quelques jours. Ensuite, place à la débrouillardise et aux multiples emprunts car il s’agit,
comme on dit, de « déshabiller Pierre pour habiller Paul », c’est-à-dire, d’emprunter ailleurs pour rembourser un autre créancier, et ainsi de suite avec cet engrenage où tout le corps risque
d’être avalé lorsqu’on y a mis un doigt car le surendettement ainsi que l’impossibilité de rembourser est inévitable. Inutile de procéder à des études d’impacts et autres évaluations car le fait
est là : il est impossible aux Malgaches de supporter davantage. Alors si la hausse n’est pas encore décidée, que les autorités compétentes s’en abstiennent si elles ne veulent pas d’une
véritable explosion sociale. Certes les Malgaches sont réputés durs à la souffrance, toutefois, il existe une limite à ne pas dépasser et nous croyons sincèrement qu’elle est atteinte. Peut-être
est-il temps que tout le monde sans exception se serre la ceinture. Pour ceux qui sont au bas de l’échelle, c’est déjà chose faite depuis belle lurette. C’est aux dirigeants et aux autorités
actuellement de faire de même en réduisant leur train de vie par trop ostentatoire. Ce n’est qu’à travers une telle démarche qu’ils pourront montrer qu’ils sont responsables vis-à-vis de cette
majorité qui endure en silence. N. Randria
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Mercredi 22 février 2012
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19:39
Le président allemand Christian Wulff a démissionné la semaine dernière. Selon la version officielle, il aurait été coupable de prévarication. Sans entrer dans les détails de cette affaire, il
est utile de préciser une chose : est déclaré prévaricateur « quelqu’un qui, par intérêt, manque aux devoirs de sa fonction » ou « quelqu’un qui détourne des fonds publics ». Là où on veut en
venir, c’est la très grande différence qui existe entre ce qui se passe à Madagascar et ce qui existe ailleurs. Et l’on ne peut s’interdire d’imaginer que ce qui se passe, en bien, dans d’autres
pays, soit également effectif chez nous. Si cela était, ce serait sans aucun doute une véritable hécatombe au sein de nos sphères dirigeantes ou chez nos notables titulaires d’une quelconque
responsabilité. Hélas, pour le grand malheur des Malgaches, c’est tout à fait le contraire qui arrive chez nous car ce sont des personnalités soupçonnées, voire coupables de malversation qui sont
inamovibles, casées ou recasées au sein de nos institutions. Les noms, tout le monde les connaît, mais ils semblent intouchables et leurs crimes restent impunis. Pour certains même, les fonctions
- et les façons d’agir assurément - se transmettent de génération en génération, créant ainsi une petite dynastie au sein des différentes républiques qui se sont succédé. Et cet état de fait
déplorable s’est fait le plus remarquer sous cette transition avec cette prépondérance du népotisme dans la pléthore de nomination au sein des institutions, d’une part, et dans la résurgence des
patronymes que l’on pensait oubliés depuis la chute des deux premières Républiques, d’autre part. A croire que Madagascar, depuis son indépendance, ne devrait être gouvernée que par certaines
familles, quelques dizaines au grand maximum, et que les nouvelles têtes ne sont là que pour le décorum, le semblant de changement prôné sur la place publique.
Au vu de leurs agissements, de ces dynasties qui nous gouvernent, Madagascar devrait avoir comme slogan : « prévaricateur de tout le pays, unissez-vous ! », pour pasticher la célèbre phrase de
Karl Marx.
N. Randria
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Mercredi 22 février 2012
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17:34
Les enseignants au sein des établissements primaires et secondaires ont lancé un ultimatum aux autorités compétentes hier. La non-satisfaction de leur revendication entraînerait, selon l’un des
responsables de leur syndicat, le début d’une grève à partir de lundi. Parmi ces revendications, ce dernier a rappelé, entre autres, le règlement des arriérés des correcteurs des épreuves du CEPE
de l’année dernière, l’intégration des enseignants FRAM au sein du corps des fonctionnaires et, en dernier et non des moindres, la révision de leurs conditions salariales.
Depuis le temps que ces enseignants revendiquent ce dernier point, ils ont toujours été traités en parents pauvres par tous les régimes qui se sont succédé. En effet, n’eut été le sacerdoce dont
ils ont fait de leur métier, la plupart d’entre eux auraient depuis longtemps chercher à faire autre chose eu égard au traitement de misère qu’ils perçoivent. Et pourtant, c’est entre leurs mains
que se forgent les citoyens de demain.
Sans vouloir pour autant les encourager dans cette mesure qui ne léserait que les innocentes victimes que sont leurs élèves, leurs revendications nous semblent autrement plus légitimes que celles
de certains syndicats qui exigent le superflu à l’instar de ces indemnités de risque que revendiquent les membres du SECES. Au passage, beaucoup aimeraient que ces derniers détaillent les risques
qu’ils encourent dans leurs « recherches ».
Pour en revenir à nos pauvres enseignants, il est certain qu’ils méritent davantage de considération eu égard à cette honorable mission qu’est la leur, comme nous l’avons dit plus haut.
Néanmoins, l’on se permet encore de les faire lanterner dans la perception de leurs maigres indemnités de correcteur ou pour leur intégration au sein du corps des fonctionnaires alors qu’on se
presse de satisfaire d’autres enseignants qui ne savent que faire de ce qu’ils perçoivent de la part de l’Etat, leurs salaires au sein des instituts et autres universités privés leur suffisant
largement.
Si l’on se réfère à l’envergure de la tâche de tout un chacun dans ce corps de métier, les enseignants des primaires et des secondaires devraient être traités comme des seigneurs, et les «
chercheurs » doivent être rémunérés en fonction du fruit de leurs « recherches ». Si cela était le cas, la plupart de ces derniers ne toucheraient pas grand-chose, depuis le temps qu’ils font des
« recherches » sans pour autant avoir trouvé… grand-chose, également.
En effet, c’est un véritable crève-cœur que de constater que le salaire de la grande majorité de ces enseignants du primaire n’arrive même pas à subvenir au minimum de leurs besoins vitaux, sans
parler de leurs pitoyables conditions de travail où certains doivent exercer dans des masures sans table banc et avec des assemblages de planche en guise de tableau. Certains doivent même se
saigner aux quatre veines pour arriver à vivre avec le minimum de décence.
N. Randria
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Lundi 20 février 2012
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19:17
Chacun son éducation, il est vrai. Toutefois, il est des choses qui ne se font pas, qui ne doivent pas se faire au nom du simple bon sens. Dans ces cas-là, l’éducation ou les règles de bienséance
n’ont rien à y voir car il s’agit de faire tout simplement appel à l’intelligence de tout un chacun ou, à défaut, au sens commun qui doit exister en tout un chacun. Parmi ces choses, citons
pêle-mêle le fait de ne pas pisser ou cracher contre le vent, de cracher dans sa soupe ou de mordre la main qui vous nourrit, entre autres. Ceux qui les font sont qualifiés par le commun des
mortels d’anormaux, de débile profond, voire de fou.
Nous laissons ainsi tout un chacun de qualifier ces personnes qui ont été nommées à des postes importants au sein de cette transition et qui déclarent ouvertement pourtant que ce pouvoir actuel
est assimilable à un régime totalitaire. A mettre également dans le même lot, sans nul doute, ces personnes qui disent que la feuille de route n’est pas valable alors que c’est grâce à
l’application de ladite feuille de route qu’elles ont été nommées au sein de ces institutions. Pour reprendre la célèbre phrase de Jean-Pierre Chevènement, un homme politique français qui a été
plusieurs fois ministre dans les années 1980 et 1990 et candidat à l'élection présidentielle de 2002, qui a déclaré en mars 1983 lors de sa démission de son poste de ministre d'État, ministre de
la Recherche et de la Technologie : « un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne ». Toutes les personnes nommées au sein des institutions de la transition doivent en
prendre de la graine car une fois qu’on a accepté le poste (ministres ou parlementaires), on doit s’empêcher d’émettre le moindre critique. Dans le cas contraire, il vaut mieux pour ces personnes
se démettre de leur fonction et se mettre franchement du côté de la véritable opposition, celle qui ne participe pas à cette transition (oui, elle existe !), ou encore du côté de la majorité
silencieuse qui a opté de laisser agir Andry Rajoelina et ses partisans dans l’attente des élections où elle pourra enfin s’exprimer.
Une prise de position tout aussi valable pour les prétendus pro-HAT, qui crient à la mauvaise gestion de leur chef de mouvance, que pour les anti-HAT des autres mouvances, lesquels veulent le
beurre et l’argent du beurre, c’est-à-dire, leur statut d’opposant à la transition et les avantages que leur procure leur poste au sein de la transition.
On ne pisse pas contre le vent, on ne crache pas dans la soupe, et on ne mord pas la main qui vous nourrit. : une simple question de bon sens et une marque de respect de soi-même. A moins qu’on
ne veuille être qualifié… d’autre chose !
N. Randria
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