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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 17:34

Les enseignants au sein des établissements primaires et secondaires ont lancé un ultimatum aux autorités compétentes hier. La non-satisfaction de leur revendication entraînerait, selon l’un des responsables de leur syndicat, le début d’une grève à partir de lundi. Parmi ces revendications, ce dernier a rappelé, entre autres, le règlement des arriérés des correcteurs des épreuves du CEPE de l’année dernière, l’intégration des enseignants FRAM au sein du corps des fonctionnaires et, en dernier et non des moindres, la révision de leurs conditions salariales.
Depuis le temps que ces enseignants revendiquent ce dernier point, ils ont toujours été traités en parents pauvres par tous les régimes qui se sont succédé. En effet, n’eut été le sacerdoce dont ils ont fait de leur métier, la plupart d’entre eux auraient depuis longtemps chercher à faire autre chose eu égard au traitement de misère qu’ils perçoivent. Et pourtant, c’est entre leurs mains que se forgent les citoyens de demain.
Sans vouloir pour autant les encourager dans cette mesure qui ne léserait que les innocentes victimes que sont leurs élèves, leurs revendications nous semblent autrement plus légitimes que celles de certains syndicats qui exigent le superflu à l’instar de ces indemnités de risque que revendiquent les membres du SECES. Au passage, beaucoup aimeraient que ces derniers détaillent les risques qu’ils encourent dans leurs « recherches ».
Pour en revenir à nos pauvres enseignants, il est certain qu’ils méritent davantage de considération eu égard à cette honorable mission qu’est la leur, comme nous l’avons dit plus haut.
Néanmoins, l’on se permet encore de les faire lanterner dans la perception de leurs maigres indemnités de correcteur ou pour leur intégration au sein du corps des fonctionnaires alors qu’on se presse de satisfaire d’autres enseignants qui ne savent que faire de ce qu’ils perçoivent de la part de l’Etat, leurs salaires au sein des instituts et autres universités privés leur suffisant largement.
Si l’on se réfère à l’envergure de la tâche de tout un chacun dans ce corps de métier, les enseignants des primaires et des secondaires devraient être traités comme des seigneurs, et les « chercheurs » doivent être rémunérés en fonction du fruit de leurs « recherches ». Si cela était le cas, la plupart de ces derniers ne toucheraient pas grand-chose, depuis le temps qu’ils font des « recherches » sans pour autant avoir trouvé… grand-chose, également.
En effet, c’est un véritable crève-cœur que de constater que le salaire de la grande majorité de ces enseignants du primaire n’arrive même pas à subvenir au minimum de leurs besoins vitaux, sans parler de leurs pitoyables conditions de travail où certains doivent exercer dans des masures sans table banc et avec des assemblages de planche en guise de tableau. Certains doivent même se saigner aux quatre veines pour arriver à vivre avec le minimum de décence.

N. Randria

Par Randria - Publié dans : Politique - Madagascar - Communauté : Liberté et démocratie
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 19:17

Chacun son éducation, il est vrai. Toutefois, il est des choses qui ne se font pas, qui ne doivent pas se faire au nom du simple bon sens. Dans ces cas-là, l’éducation ou les règles de bienséance n’ont rien à y voir car il s’agit de faire tout simplement appel à l’intelligence de tout un chacun ou, à défaut, au sens commun qui doit exister en tout un chacun. Parmi ces choses, citons pêle-mêle le fait de ne pas pisser ou cracher contre le vent, de cracher dans sa soupe ou de mordre la main qui vous nourrit, entre autres. Ceux qui les font sont qualifiés par le commun des mortels d’anormaux, de débile profond, voire de fou.
Nous laissons ainsi tout un chacun de qualifier ces personnes qui ont été nommées à des postes importants au sein de cette transition et qui déclarent ouvertement pourtant que ce pouvoir actuel est assimilable à un régime totalitaire. A mettre également dans le même lot, sans nul doute, ces personnes qui disent que la feuille de route n’est pas valable alors que c’est grâce à l’application de ladite feuille de route qu’elles ont été nommées au sein de ces institutions. Pour reprendre la célèbre phrase de Jean-Pierre Chevènement, un homme politique français qui a été plusieurs fois ministre dans les années 1980 et 1990 et candidat à l'élection présidentielle de 2002, qui a déclaré en mars 1983 lors de sa démission de son poste de ministre d'État, ministre de la Recherche et de la Technologie : « un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne ». Toutes les personnes nommées au sein des institutions de la transition doivent en prendre de la graine car une fois qu’on a accepté le poste (ministres ou parlementaires), on doit s’empêcher d’émettre le moindre critique. Dans le cas contraire, il vaut mieux pour ces personnes se démettre de leur fonction et se mettre franchement du côté de la véritable opposition, celle qui ne participe pas à cette transition (oui, elle existe !), ou encore du côté de la majorité silencieuse qui a opté de laisser agir Andry Rajoelina et ses partisans dans l’attente des élections où elle pourra enfin s’exprimer.
Une prise de position tout aussi valable pour les prétendus pro-HAT, qui crient à la mauvaise gestion de leur chef de mouvance, que pour les anti-HAT des autres mouvances, lesquels veulent le beurre et l’argent du beurre, c’est-à-dire, leur statut d’opposant à la transition et les avantages que leur procure leur poste au sein de la transition.
On ne pisse pas contre le vent, on ne crache pas dans la soupe, et on ne mord pas la main qui vous nourrit. : une simple question de bon sens et une marque de respect de soi-même. A moins qu’on ne veuille être qualifié… d’autre chose !
N. Randria
 

Par Randria - Publié dans : Politique - Madagascar - Communauté : Liberté et démocratie
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 21:15

Des ministres au sein d’un même gouvernement qui se tirent dans les pattes, des auxiliaires de justice qui se révoltent et qui protestent contre une décision de justice et, pire, un exécutif « à deux têtes » lesquelles semblent vouloir faire, chacune… à sa tête, sans parler de ces personnes qui nous tiennent lieu de parlementaires mais dont, pour la plupart, la désignation vient plutôt de qui ils connaissent (connaissances, lien de parenté..) que ce qu’ils connaissent (compétence) : telles sont les images que donne cette transition actuellement. Les volontés de changement ainsi que les espoirs de renouveau d’il y a 3 ans se sont dilués, tout comme a diminué lentement mais inexorablement le pouvoir attribué légitimement par la volonté populaire au président de la Transition.
Et quoi que puissent dire ses ardents défenseurs, l’on s’achemine sûrement vers une victoire des opposants qui ont grignoté au fil du temps ce pouvoir de l’homme fort de 2009. Le pourrissement de la situation a ainsi profité à ceux que le mouvement populaire d’il y a 3 ans a voulu jeter aux orties. En effet, ils sont maintenant presque tous revenus au-devant de la scène, tandis les « hommes du 13 mai » ne détiennent plus que quelques bastions.
Par ailleurs, la population, celle dont la soif de changement a permis de « détrôner l’indétrônable » et de rendre possible l’impossible, ne peut qu’assister, impuissante, face à cette débâcle. Elle est redevenue le simple spectateur d’un film qui ne risque pas d’avoir un « happy end », alors qu’au début elle en détenait le rôle principal. Elle était même l’auteur et le scénariste de l’histoire.
C’est triste à dire mais l’image que donne cette transition actuellement pourrait être assimilée au cadavre, aux restes d’une proie que se partagent désormais les charognards, le véritable chasseur qui l’a pourchassé et abattu l’ayant délaissé. Chasseur(s) et charognard(s) se reconnaîtront dans cette histoire.

N. Randria

Par Randria - Publié dans : Politique - Madagascar - Communauté : Liberté et démocratie
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Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 19:14

Le membre du CT Razanakoto Marcellin sera déferré au parquet ce jour, et la sentence prononcée à son encontre sera l’un des premiers tests pour ces magistrats qui se targuent désormais d’être indépendants, et qui se déclarent ne plus vouloir recevoir d’ordre de qui que ce soit dans l’exercice de leur profession. Ce parlementaire désigné a été gardé à vue car sous le coup de deux accusations, à savoir, trafic d’influences et outrage aux forces de l’ordre. A notre souvenir, tous ceux qui ont été accusés d’outrage aux forces de l’ordre, récemment ou lors des manifestations organisées par l’opposition, ont été mis d’abord sous mandat de dépôt avant d’obtenir par la suite une liberté provisoire pour certains.
« Wait and see ! »

L’impunité pour « service rendu » ?

Par ailleurs, les autres membres du KMDT exigent du président de la Transition Andry Rajoelina que soit libéré leur leader, le membre du Congrès Marcellin Razanakoto. En effet, ce membre du Congrès serait parmi ceux qui sont à l’origine de l’accession de l’actuel homme fort de la transition aux rênes de l’Etat, et ce, à travers les actions qu’il a mené, lui et ses pairs, durant les moments forts de la lutte. Ils ont tenu également à rappeler leurs « faits d’armes » durant cette lutte populaire de 2009, notamment la « protection de la résidence de Andry Rajoelina alors que Ravalomanana avait voulu l’arrêter » ou encore « la protection de l’émetteur de Radio Viva ». A ce titre et pour beaucoup d’autres choses, ses coreligionnaires au sein du KMDT réclament la libération de leur chef « pour services rendus » ou « par renvoi d’ascenseur », si l’on se réfère à leurs déclarations. Ces membres du KMDT concèdent toutefois que leur leader a effectivement procédé à une « intervention », selon le terme consacré, et « qui d’entre ces hauts placés ne viendrait pas en aide à l’un des membres de sa famille », ont-ils précisé.
Des raisons qui semblent légitimes pour demander la libération de ce membre du CT, somme toute. Toutefois, ces membres du KMDT semblent avoir oublié que leur chef a été pris en flagrant délit d’outrage aux forces de l’ordre et que les interventions constituent un délit puni par la loi. Par ailleurs, le refus de l’impunité est l’une des maîtres mots de ce changement dont le KMDT se fait fort d’être le champion. 
Encore une fois « wait and see ! »


N. Randria

Par Randria - Publié dans : Politique - Madagascar - Communauté : Liberté et démocratie
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Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 19:12

L’histoire est un éternel recommencement, dit-on. Et cela se vérifie chaque jour. Ainsi, le clan Ravalomanana se plaint actuellement de mesures terroristes prises à son encontre. Faut-il rappeler que de telles mesures ont été monnaies courantes lorsque leur chef, le président déchu qui s’est enfui volontairement en Afrique du Sud, était à la tête du pays. Perquisitions répétitives et autres embastillements ont été le lot de leurs opposants. Ces persécutions ne se limitaient pas aux seules adversaires politiques car elles visaient mêmes les concurrents économiques du groupe de cette famille présidentielle. Et le pire, c’est qu’elles s’étendaient même dans les domaines d’intervention des membres de ce clan, domaines qui ne se restreignaient nullement à ceux du groupe TIKO, comme nul ne l’ignore. En effet, les rejetons de ce président en exil avaient chacun « leurs affaires » et il ne faisait pas bon de s’y frotter sous peine de voir les hommes en treillis débarquer, à moins que ce ne soit des contrôleurs des impôts.
C’est le droit le plus légitime de Tojo Ravalomanana et ses affidés de crier à l’injustice et au terrorisme. Toutefois, ils ne doivent pas non plus ignorer qu’ils ont fait plus que terroriser leurs compatriotes, à leur époque. Des compatriotes qui ont été plus mal lotis qu’eux car ils n’avaient pas une quelconque communauté ou groupement international à qui se plaindre et vers qui se tourner. Inutile de parler d’une quelconque plainte sur le plan national étant donné la mainmise totale de ce clan sur le pays et son administration.
Alors doucement les basses, car « on » n’est pas non plus blanc comme neige et inutile de crier au martyr quand « on » a été auparavant bourreau ! Comme disait l’Amiral Rouge, « nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes ».
N. Randria

Par Randria - Publié dans : Politique - Madagascar - Communauté : Madagascar
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