Présentation

Recherche

Derniers Commentaires

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Créer un Blog

Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 17:34

Les enseignants au sein des établissements primaires et secondaires ont lancé un ultimatum aux autorités compétentes hier. La non-satisfaction de leur revendication entraînerait, selon l’un des responsables de leur syndicat, le début d’une grève à partir de lundi. Parmi ces revendications, ce dernier a rappelé, entre autres, le règlement des arriérés des correcteurs des épreuves du CEPE de l’année dernière, l’intégration des enseignants FRAM au sein du corps des fonctionnaires et, en dernier et non des moindres, la révision de leurs conditions salariales.
Depuis le temps que ces enseignants revendiquent ce dernier point, ils ont toujours été traités en parents pauvres par tous les régimes qui se sont succédé. En effet, n’eut été le sacerdoce dont ils ont fait de leur métier, la plupart d’entre eux auraient depuis longtemps chercher à faire autre chose eu égard au traitement de misère qu’ils perçoivent. Et pourtant, c’est entre leurs mains que se forgent les citoyens de demain.
Sans vouloir pour autant les encourager dans cette mesure qui ne léserait que les innocentes victimes que sont leurs élèves, leurs revendications nous semblent autrement plus légitimes que celles de certains syndicats qui exigent le superflu à l’instar de ces indemnités de risque que revendiquent les membres du SECES. Au passage, beaucoup aimeraient que ces derniers détaillent les risques qu’ils encourent dans leurs « recherches ».
Pour en revenir à nos pauvres enseignants, il est certain qu’ils méritent davantage de considération eu égard à cette honorable mission qu’est la leur, comme nous l’avons dit plus haut.
Néanmoins, l’on se permet encore de les faire lanterner dans la perception de leurs maigres indemnités de correcteur ou pour leur intégration au sein du corps des fonctionnaires alors qu’on se presse de satisfaire d’autres enseignants qui ne savent que faire de ce qu’ils perçoivent de la part de l’Etat, leurs salaires au sein des instituts et autres universités privés leur suffisant largement.
Si l’on se réfère à l’envergure de la tâche de tout un chacun dans ce corps de métier, les enseignants des primaires et des secondaires devraient être traités comme des seigneurs, et les « chercheurs » doivent être rémunérés en fonction du fruit de leurs « recherches ». Si cela était le cas, la plupart de ces derniers ne toucheraient pas grand-chose, depuis le temps qu’ils font des « recherches » sans pour autant avoir trouvé… grand-chose, également.
En effet, c’est un véritable crève-cœur que de constater que le salaire de la grande majorité de ces enseignants du primaire n’arrive même pas à subvenir au minimum de leurs besoins vitaux, sans parler de leurs pitoyables conditions de travail où certains doivent exercer dans des masures sans table banc et avec des assemblages de planche en guise de tableau. Certains doivent même se saigner aux quatre veines pour arriver à vivre avec le minimum de décence.

N. Randria

Par Randria - Publié dans : Politique - Madagascar - Communauté : Liberté et démocratie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés