Mardi 11 mai 2010
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Un an après la chute du dictateur Marc Ravalomanana, le pays est toujours politiquement en stand-by, sans aucune avancée notoire quant au processus de la mise en place de la IVe République. La
transition et ses dirigeants semblent se complaire dans des atermoiements ou dans des déclarations d’intentions dont la concrétisation peine à voir le jour. Les actions au sein des organes
dirigeants (Présidence, gouvernement, HAT) montrent des dysfonctionnements flagrants loin de la cohésion pourtant nécessaire, voire indispensable étant donné les attaques multiformes et provenant
de divers horizons qu’ils subissent. Bonnet blanc et blanc bonnet Pire, certaines personnalités osent même avancer qu’il n’y a que les personnes à la tête de l’Etat qui ont changé car les pratiques
sont restées les mêmes. Et les faits et gestes du jeune président de ces derniers mois sont loin de plaider en sa faveur, des comportements qui sont similaires ou presque avec celui de Ravalomanana
au lendemain de sa victoire face à Ratsiraka, dans les débuts de son mandat. Ainsi, des compagnons des premières heures se disent écartés des sphères de décisions au profit de nouveaux alliés qui
n’ont pas participé à la lutte et dont les visées sont tout autres que la réalisation des promesses faites sur la place du 13 mai. Certains partis sont sur le point de lui retirer leur soutien, las
des dérapages dus à certains laxismes au sein de la conduite des affaires publiques qui entraînent une recrudescence de l’insécurité ambiante et une grande précarité de la situation économique. Des
rumeurs d’arrestations des anciens « amis » se font également entendre. Gestion à vue Pour ne pas être mis dans le même sac que son funeste prédécesseur, il est le moment pour Andry Rajoelina de
changer de tempo et de pas en délaissant la… valse-hésitation à laquelle il nous a habitués en faisant montre de plus de rigueur dans la conduite des affaires de l’Etat où semblent ne régner
jusqu’à maintenant que le chacun pour soi, le « samy mandeha, samy mitady », avec des ministres en exercice qui osent faire des déclarations allant à l’encontre de la politique gouvernementale. A
l’approche des échéances électorale, il est grand temps qu’il remobilise les forces qui l’ont soutenu dans la lutte afin de présenter un vrai programme de gouvernement, ou au moins un programme de
gestion économique, politique et sociale de la transition loin de la « gestion à vue » qui prédomine actuellement. Un an est passé, l’heure des tâtonnements et autres essais doit être révolue. Le
changement à laquelle aspire la majorité a besoin de la poigne d’un vrai dirigeant et d’un vrai président. Et dans ce cas, il n’y a pas de demi-mesure : ou on l’est ou on ne l’est pas. La
population n’a plus la force d’attendre davantage. « Etre ou ne pas être président ? », telle est la question.
Par Randria
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