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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 19:17

Chacun son éducation, il est vrai. Toutefois, il est des choses qui ne se font pas, qui ne doivent pas se faire au nom du simple bon sens. Dans ces cas-là, l’éducation ou les règles de bienséance n’ont rien à y voir car il s’agit de faire tout simplement appel à l’intelligence de tout un chacun ou, à défaut, au sens commun qui doit exister en tout un chacun. Parmi ces choses, citons pêle-mêle le fait de ne pas pisser ou cracher contre le vent, de cracher dans sa soupe ou de mordre la main qui vous nourrit, entre autres. Ceux qui les font sont qualifiés par le commun des mortels d’anormaux, de débile profond, voire de fou.
Nous laissons ainsi tout un chacun de qualifier ces personnes qui ont été nommées à des postes importants au sein de cette transition et qui déclarent ouvertement pourtant que ce pouvoir actuel est assimilable à un régime totalitaire. A mettre également dans le même lot, sans nul doute, ces personnes qui disent que la feuille de route n’est pas valable alors que c’est grâce à l’application de ladite feuille de route qu’elles ont été nommées au sein de ces institutions. Pour reprendre la célèbre phrase de Jean-Pierre Chevènement, un homme politique français qui a été plusieurs fois ministre dans les années 1980 et 1990 et candidat à l'élection présidentielle de 2002, qui a déclaré en mars 1983 lors de sa démission de son poste de ministre d'État, ministre de la Recherche et de la Technologie : « un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne ». Toutes les personnes nommées au sein des institutions de la transition doivent en prendre de la graine car une fois qu’on a accepté le poste (ministres ou parlementaires), on doit s’empêcher d’émettre le moindre critique. Dans le cas contraire, il vaut mieux pour ces personnes se démettre de leur fonction et se mettre franchement du côté de la véritable opposition, celle qui ne participe pas à cette transition (oui, elle existe !), ou encore du côté de la majorité silencieuse qui a opté de laisser agir Andry Rajoelina et ses partisans dans l’attente des élections où elle pourra enfin s’exprimer.
Une prise de position tout aussi valable pour les prétendus pro-HAT, qui crient à la mauvaise gestion de leur chef de mouvance, que pour les anti-HAT des autres mouvances, lesquels veulent le beurre et l’argent du beurre, c’est-à-dire, leur statut d’opposant à la transition et les avantages que leur procure leur poste au sein de la transition.
On ne pisse pas contre le vent, on ne crache pas dans la soupe, et on ne mord pas la main qui vous nourrit. : une simple question de bon sens et une marque de respect de soi-même. A moins qu’on ne veuille être qualifié… d’autre chose !
N. Randria
 

Par Randria - Publié dans : Politique - Madagascar - Communauté : Liberté et démocratie
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