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Politique - Madagascar

Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 20:01

Samedi, Laza Razafiarison, le secrétaire général du parti « Avotra ho an’ny Firenena » prendra le relais des animateurs de la radio Free FM, du Professeur Paul Rajaonarivelo et de Rajaonah Andrianjaka. Il sera épaulé, selon les informations, par des syndicalistes, des réservistes des membres des différentes associations issues des bas quartiers, des marchands ambulants, des transporteurs… pour un « Diabe », une grande marche. En somme, des fortes têtes ainsi que des groupes de personne en colère contre Andry Rajoelina et la transition et qui sont à même de tenir… têtes aux forces de l’ordre, même si l’objectif annoncé par son initiateur est de faire pression sur ces dernières afin de les inciter à prendre leurs responsabilités étant donné la situation actuelle.

Les forces de l’ordre, elles aussi, se disent prêtes à faire face à cette nouvelle stratégie de l’opposition et disent avoir également leur stratégie afin d’éviter tout débordement.

Néanmoins, tous les éléments seront en place pour que des affrontements se déroulent dans les rues de la capitale avec ce que cela suppose de dommages collatéraux, voire de personnes et même de personnalités à sacrifier pour les besoins. En effet, si professionnelles qu’elles soient, les forces de l’ordre ne sont pas à l’abri d’une erreur qui peut être l’étincelle à l’origine d’un embrasement général. D’autant plus que l’on sait depuis la découverte de ces individus armés au sein des manifestants que les « victimes » peuvent avoir pour bourreau leurs propres coreligionnaires.

Au train où se déroule chaque samedi dans la capitale, comment alors ne pas penser qu’il y a quelque part quelqu’un qui est le commanditaire de toutes ces manifestations anti-Rajoelina ? Comment également ne pas pencher pour des agissements qui visent essentiellement à provoquer les forces de l’ordre dans l’espoir que des « bavures » se réalisent afin de discréditer les autorités en place. En fait, tout sera fait pour parvenir à cette seule fin, dans l’espoir de rééditer le scénario du « lundi noir » de 2009, et les revendications politiques ne sont que des déclarations de façade afin de donner un semblant de légitimité à ces mouvements.

Si cette tentative de samedi échoue, gageons qu’un autre leader apparaîtra samedi prochain.

Ce ne sont pas les élites, les hommes de bonne volonté, les fortes têtes ou les insensés qui manquent chez nous. Alors, à qui le tour ?

N. Randria

Par Randria - Publié dans : Politique - Madagascar - Communauté : Madagascar autrement
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 16:42

C’est finalement un véritable tollé qu’a suscité l’annonce par la CENI-T du chronogramme en vue de la réalisation des élections au lieu du calendrier électoral tant attendu. Le sentiment général est la déception car la bonne volonté annoncée par cet organe en charge de la préparation des élections sous cette transition ne peut pas effacer le climat d’incertitude qui pèse sur la population tout entière.

Même les plus optimistes doutent actuellement de la tenue d’une consultation populaire pour cette année, et ce, quelles qu’aient été les promesses faites jusqu’à maintenant. Les détracteurs, eux, dénoncent la volonté de ceux qui sont au pouvoir ou au sein des institutions de faire perdurer cette crise pour des intérêts bassement pécuniaires.

Toutefois, selon une pratique qui leur est bien connue, notamment celle de hurler avec les loups, nos politiciens ont attendu que la CENI-T fasse cette fausse manœuvre pour tous  lui crier dessus. Ainsi, certains affirment la prévisibilité d’une telle déclaration étant donné la nécessité de l’avis des experts étrangers pour ce faire, tandis que d’autres avancent des analyses « après coup » pour fustiger la non-indépendance de cet organe et pour ainsi faire montre d’une prétendue sagesse.  

Quoi qu’il en soit et à l’allure où travaillent ces politiciens qui sont supposés y mettre fin, la transition risque de durer encore un bon bout de temps et Andry Rajoelina pourrait rester à la magistrature suprême du pays le temps d’un mandat présidentiel, voire plus. Pourtant, l’implosion sociale est à craindre et les différentes revendications qui sont pour la plupart insatisfaites risquent de la précipiter, outre le ras-le-bol généralisé conséquence de cette situation floue et incertaine.

Le péril est en la demeure mais c’est comme si nul parmi les décideurs au sein de la nation ne s’en soucie !

N. Randria

Par Randria - Publié dans : Politique - Madagascar - Communauté : Madagascar autrement
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 16:39

Il semble aux yeux des observateurs que la montagne a accouché d’une souris et que la CENIT a fait beaucoup de bruit pour rien avec cette annonce d’un chronogramme, partiel qui plus est, des préparatifs électoraux au lieu du calendrier électoral proprement dit et tant attendu par tous. Ainsi, les raisons invoquées par la Commission, au demeurant fort pertinentes, ne peuvent empêcher la déception que ne manquera pas de susciter cette annonce faite en grande pompe. En effet, quoique la révision en bonne et due forme de la liste électorale, pour éviter les éventuelles contestations source de crise, soit fort à propos, elle n’a toutefois pas aux yeux de toute une population avide de faire entendre sa voix l’importance d’une date, même à un mois près, pour la tenue de la première élection. Par ailleurs, le citoyen lambda ne peut qu’être sceptique étant donné que ce n’est pas la première fois qu’on lui fait miroiter des espoirs pour une fin imminente de cette crise. En effet, la bonne volonté affichée par cette commission en charge de la préparation des élections est, d’après sa perception, tributaire de beaucoup de choses et en particulier des financements. L’électeur qui attendait beaucoup de cette déclaration d’hier s’interroge alors si tel n’est pas l’objectif inavoué de cette cérémonie d’hier : un appel à davantage de financements et le plus rapidement possible pour la CENIT afin que ses prévisions et son chronogramme ne se trouvent faussés. Ce qui ne sera évidemment pas de sa faute, le cas échéant.

Quoi qu’il en soit, les membres de cette commission en ont décidé ainsi et la majorité silencieuse doit faire avec, mais en espérant tout de même malgré son grand scepticisme que cette fois-ci, ce sera la bonne et que des élections se tiendront enfin (très) prochainement afin qu’elle puisse enfin faire entendre sa voix. Parce qu’aucun pouvoir de décision ne lui appartient jusqu’à la tenue d’élection et n’ayant aucun élu pour porter sa voix, le peuple ne peut que s’en remettre aux décisions des autres quelles que soient les déceptions que cela puisse lui occasionner.

Et… advienne que pourra !

N. Randria

Par Randria - Publié dans : Politique - Madagascar - Communauté : Madagascar autrement
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 08:15

Le calendrier électoral sera annoncé par la Commission électorale nationale indépendante de la transition ce jour. Selon le processus de sortie de crise, la tenue des élections devra en principe mettre fin à cette crise malgache. Pour autant, étant donné les diverses revendications émanant des déclarées comme étant parties prenantes dans cette crise, les seules ayant leurs mots à dire si l’on se réfère à la feuille de route, ces élections ne changeront rien à la situation actuelle car quelle que soit la volonté des tenants de la transition à y procéder, elle relèvera d’une décision que l’on peut qualifier d’unilatérale aux yeux de tous. En effet, au stade actuel, il est évident que la réalisation de ces consultations populaires n’aura l’aval d’aucun des trois mouvances de l’opposition, à savoir, la mouvance Ratsiraka qui n’a d’ailleurs pas signé la feuille de route, ainsi que les mouvances Zafy et Ravalomanana qui veulent avant toute chose l’application de ladite feuille de route selon leur interprétation qui exige l’amnistie pour toutes les affaires politiques et surtout le retour sans condition de l’ex-président déchu qui s’est enfui volontairement en Afrique du Sud. Les autres partis politiques, associations ou autres plateformes signataires sont pour la plupart issus de la mouvance Rajoelina et on peut avancer sans se tromper qu’ils sont pour la réalisation des élections puisque leurs desiderata peuvent être qualifiés de moindre importance et qui peuvent être considérés comme des points de détail facilement surmontable, entre autres, la revendication d’élections législatives en premier comme le réclame le Leader Fanilo ou encore des consultations à partir de la base requises par le parti de Norbert Lala Ratsirahonana.

On en revient alors aux mêmes donnes qui ont toujours bloqué la résolution de la crise et aux mêmes éléments d’une équation insoluble : les exigences de l’opposition difficiles, voire impossibles à réaliser pour les tenants de la transition, d’un côté, et la volonté de passer outre ces exigences de la part des autorités de la transition, de l’autre côté.

La balle est ainsi dans le camp de la communauté internationale, et plus particulièrement de la SADC qui est, selon le principe de subsidiarité, en charge du cas de Madagascar. Donnera-t-elle son aval à la réalisation de ces élections, et donc au calendrier électoral, cette fois-ci alors qu’elle ne peut pas ignorer la similitude des faits actuels à la situation qui prévalait avant, et même après, la signature des différents accords politiques (Maputo, Addis-Abeba, Pretoria…), notamment, la persistance de ces divergences, des points de vue inconciliables, qui ont toujours constitué de blocage à la sortie de crise ? Bref, cautionnera-t-elle cette fois-ci l’unilatéralité en faisant enfin primer l’intérêt de la population Malgache sur ceux personnels de certains politiciens en mal de pouvoir et pour les causes de qui on a toujours suspecté cette communauté d’avoir une sympathie certaine ?

Seul l’avenir nous le dira.

N. Randria

Par Randria - Publié dans : Politique - Madagascar - Communauté : Madagascar autrement
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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 21:08

Partout dans le monde dit civilisé, le droit de grève en milieu hospitalier se heurte au principe fondamental de continuité du service public, corollaire du droit à la santé et de la permanence des soins. Le seul moyen de concilier les deux est, d’après des sites Internet spécialisés en la matière, l’instauration d’un service minimum, une mesure vitale en milieu hospitalier. Toutefois, il n’appartient ni aux autorités de tutelle ni aux syndicats de déterminer les mesures nécessaires à l’accomplissement du service minimum car ce pouvoir appartient au directeur de la structure hospitalière et à lui seul, selon ces mêmes sites qui précisent que « le directeur doit ainsi établir après concertation avec les représentants des syndicats et les responsables de service une liste d’emplois correspondant aux postes dont les titulaires doivent demeurer en fonction en cas de grève sous peine de poursuites disciplinaires ». Un avenir très proche nous dira s’il en sera de même chez nous.

Par ailleurs, les médecins, de par leur statut et d’après leur déontologie, doivent éviter de faire courir à leurs patients un risque injustifié. Or, ce ou ces risques existent bel et bien avec la tenue de cette grève, déjà qu’ils sont nombreux, ces risques, en temps normal ne serait-ce que du fait de l’insuffisance de nos hôpitaux et l’insuffisance des matériels, mais également à cause de la persistance de certaines mauvaises pratiques au sein de nos centres hospitaliers.

Eu égard à ces risques, l’on ne peut alors que s’étonner de voir des médecins applaudir devant la décision de leur syndicat de procéder à un mouvement de grève à partir de mardi. En effet, c’était comme s’ils ovationnaient pour les aggravations des maladies qui ne manqueront pas de se produire, ou encore pour les décès qui surviendront  au sein des établissements hospitaliers publics conséquemment à leurs arrêts de travail.

L’on se souvient de ces nombreuses déclarations de parents d’élèves, mais également des autorités compétentes et surtout du président de la transition, qui avaient fustigé les enseignants-éducateurs du SEMPAMA les accusant de mettre en péril l’avenir des élèves dont ils sont en charge. Une telle réaction est plus qu’attendue de la part de tous ceux qui se sentent concernés devant l’importance autrement plus grande de la responsabilité de ces médecins vis-à-vis de leurs patients. 

Pour autant, à chacun sa conscience !

N. Randria

 

Par Randria - Publié dans : Politique - Madagascar - Communauté : Madagascar autrement
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