Samedi, Laza Razafiarison, le secrétaire général du parti « Avotra ho an’ny Firenena » prendra le relais des animateurs de la radio Free FM, du Professeur Paul Rajaonarivelo et de Rajaonah Andrianjaka. Il sera épaulé, selon les informations, par des syndicalistes, des réservistes des membres des différentes associations issues des bas quartiers, des marchands ambulants, des transporteurs… pour un « Diabe », une grande marche. En somme, des fortes têtes ainsi que des groupes de personne en colère contre Andry Rajoelina et la transition et qui sont à même de tenir… têtes aux forces de l’ordre, même si l’objectif annoncé par son initiateur est de faire pression sur ces dernières afin de les inciter à prendre leurs responsabilités étant donné la situation actuelle.
Les forces de l’ordre, elles aussi, se disent prêtes à faire face à cette nouvelle stratégie de l’opposition et disent avoir également leur stratégie afin d’éviter tout débordement.
Néanmoins, tous les éléments seront en place pour que des affrontements se déroulent dans les rues de la capitale avec ce que cela suppose de dommages collatéraux, voire de personnes et même de personnalités à sacrifier pour les besoins. En effet, si professionnelles qu’elles soient, les forces de l’ordre ne sont pas à l’abri d’une erreur qui peut être l’étincelle à l’origine d’un embrasement général. D’autant plus que l’on sait depuis la découverte de ces individus armés au sein des manifestants que les « victimes » peuvent avoir pour bourreau leurs propres coreligionnaires.
Au train où se déroule chaque samedi dans la capitale, comment alors ne pas penser qu’il y a quelque part quelqu’un qui est le commanditaire de toutes ces manifestations anti-Rajoelina ? Comment également ne pas pencher pour des agissements qui visent essentiellement à provoquer les forces de l’ordre dans l’espoir que des « bavures » se réalisent afin de discréditer les autorités en place. En fait, tout sera fait pour parvenir à cette seule fin, dans l’espoir de rééditer le scénario du « lundi noir » de 2009, et les revendications politiques ne sont que des déclarations de façade afin de donner un semblant de légitimité à ces mouvements.
Si cette tentative de samedi échoue, gageons qu’un autre leader apparaîtra samedi prochain.
Ce ne sont pas les élites, les hommes de bonne volonté, les fortes têtes ou les insensés qui manquent chez nous. Alors, à qui le tour ?
N. Randria
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